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Shadow 2912

 
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Gorl
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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 11:09 (2010)    Sujet du message: Shadow 2912 Répondre en citant

Chicago,2912, Autrefois la ville étincelante, tant convoitée, la cité de tous les vices.
Ces vices, qui l'ont créée, la détruisent aujourd'hui.
Aujourd'hui.
La même Chicago, mais en 2918. Ses beaux buildings, ses tours, ses centres commerciaux et ses pavillons sont désormais en ruine, en proie au Fléau.
Le plus redoutable de tous.
Celui qu'est l'Homme,
Oui, l'homme. Parlons-en, de celui-là, ce destructeur en proie à sa propre folie.
Cet écervelé qui à créé, soi-disant pour se défendre, les sujets de sa perte. Le monde est
en ruine, et par des guerres évitables et vaines, car se sont toujours Eux qui gagnent.
De tous les camps, Ils sont toujours vainqueurs, dominants la destruction causée par
leur création merveilleuse. Oui, Eux.
Désormais Chicago dors dans ses cendres, et les rares survivants sont à présent bercés dans le calme et le froid laissé par le carnage et la Mort, fauchant à son gré les victimes d'une guerre injuste qui n'était pas la leur. Se battant pour la moindre parcelle de couverture, le moindre quignon de pain et avant tout pour leur survie, ils sont ligués à leur seul instinct, et non plus par leur conscience.
Dans les braises, un homme seul, un corps dans un linceul tenu fermement dans ses bras, avance.Sans le moindre frisson, la moindre larme. Juste la rage aux yeux et la vengeance au tronc. Le sang étalé sur son visage ne lui brouille pas autant la vue que ce linceul qu'il transporte sans direction, mais toujours tout droit, vers le Nord.
La première bombe n'était q'un début. La quasi-totalité des habitants avait été décimée, broyée ou s'était entre-tuée.
Mais l'homme s'en fiche, il erre sans but, ce frêle corps enfilé de ce linceul ensanglanté. Il continue d'avancer, couvert de contusions. Ces deux corps enserrés sont le seul réel signe d'activité humaine au centre de ces cadavres et débris d'humanité scrutant la main tombant du linceul, ce demandant si on pouvait en tirer quelque chose.
La brume s'écartait au rythme des pas de l'homme. Mais nul autre son ne semblait audible hormis celui des pas craquant les décombres au rythme morne mais infaillible de ce corps à première vue sans vie, les yeux fixés sur ce drap rougi par la destruction et la morneté de son cœur.
Pas un mot, pas un son, lorsqu'il sentit se glisser derrière lui une ombre rampante. Une main se serrait plus fort sur le drap, l'autre se se glissant sur un pommeau.
Un son. Le premier. L'ombre sauta dans un hurlement de victoire. Qui se termina vite par un râle étouffé quand la lame s'enfonça violemment dans sa poitrine. Le visage de l'homme fixait toujours ce drap rouge, tenu d'un bras mais tenant un mort de l'autre, tendu droit vers son tronc. La lame ressortit avec un craquement d'os. Le corps désormais sans vie s'étala avec un bruit d'affaissement. L'homme rangea son couteau et repris son ascension, sans toutefois lever les yeux de son précieux paquet. Il n'y avait pas que des hommes. Il y avait des machines, des "robots".
Parlons-en aussi, de ceux-ci.
Crées par un riche propriétaire, Al Odsco, qui eu la brillante idée de construire son NéoLythe en plein coeur de New York, monté sur une falaise creusée par les forains. Il l'avait fabriqué dans le but désespéré de pouvoir dominer un jour la ville de son Monolithe d'acier et de plexum, métal poli par les précieuses pierres noires reflétant le soleil d'une manière diffuse, servant de cadrant solaire gigantesque. Ce rêve était devenu depuis lors inespéré, car Chicago n'était pas la seule ville à avoir été détruite. Au contraire, c'était l'une des seules à peu près épargnées par le Feu-Scindant Soviétique, un énorme missile Russe qui avait fait de la plus grande vile du monde un désert, sur lequel règne désormais Al Odsco, depuis son NéoLythe épargné grâce à ses boucliers.
Le seul.
En sortant du cimetière, l'homme ne tenait plus que la pelle qui eut servit à enterrer ce corps. La seule larme qu'Ils réussirent à lui tirer fut quand il enterra le visage.
-Emilia...
Le seul mot. Puis un hurlement. De rage. Une insulte bestiale Les visant.
Se retournant, il vit une bande de coupe-jarrets, canif et chaînes à la main. Des Personnes sur qui passer sa colère, puis se remettre à errer. Le premier, sans doute le chef, tenait une serpe au paumeau de jais et à la lame rouillée. Il s'avança témérairement, pointant du piquant les côtes de l'homme. Il ornait fièrement sur son masque à gaz une paire de bois de renne empaillé,sans doute. Bien à l'aise dans son blouson de cuir et ses bottes de Ranger, sa voix claqua sur un ton rugueux et féroce:
-C'est sympa d'enrouler la charcu dans une serviette, mais dis-moi où se trouve le garde manger?
Il parlait sans doute du corps dans son linceul, enterré à deux pas d'ici. Le second, plus confiant, lui lança d'un ton narquois et vicieux:
-Car beugler son nom ne te servira pas à ressusciter ton jambon, surtout si tu l'enterres...
Il portait un blouson déchiré et un jean délavé, recouverts tout deux de quelques plaques de tôle. Il arborait fièrement un masque Africano-tribal, et tenait fermement un sécateur dans une paire de gants se coupant à la seconde phalange. Son attaque verbale avait frappé, mais n'était pas la meilleure idée. Rapide et toujours silencieux, l'homme frappa juste et fort. Le vil hurla de douleur lorsque le tranchant de la pelle lui coupa l'index et le majeur. Le sécateur s'écrasa sur le sol avec un crissement horripilant. L'homme fit un revers qui ne fut pas moins redoutable mais c'était sans compter le réflexes d'un homme habitué à ce genre de choses. La pelle vint s'enfoncer dans les déchets rougeoyants de cet enfer chaotique. L'homme leva le manche de son arme improvisée pour parer au coup que lui asséna le "chef" de ce groupe de débris appelés "Vagabonds". Un coup de genou fulgurant fit reculer l'attaquant, dont la serpe était enfoncée presque à en ressortir de la pelle. Quand l'homme la sortit de son instrument, il se coupa pour de bon. Le troisième, emmailloté jusqu'au coup de vêtements lui cachant le corps, se servait d'une chaîne, qu'il faisait tournoyer au dessus de sa tête. Elle s'enroula autour de la serpe en un boucan métallique. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir en compliment de son adversaire silencieux un coup de poing puissant lui mêlant laine et sang, il s'effondra dans le braises ravivées par la violence. Le Mal appelle le Mal. Tout comme le feu attire la mort et le vacarme les ennuis. L'homme se jeta au sol. Une décharge de feu et d'acier vint percer les restes des Vagabonds. Dans un bruit de crissement d'acier et d'ardoise, le débris mécanique de la "première vague" s'avança.
La première vague était en fait le premier assaut technologique de Inch-A3deR, le central de production robotique du NéoLythe de Al Odsco. Les premiers robots de guerre, corps d'acier et instinct de prédateur, étaient conçus pour combattre, même en temps de chute ou de paix. Leur cœur était de même matériau que leur enveloppe extérieure. De fer.
Quand la machine passa à côté de l'homme, plongé dans un fossé, il crut d'abord que les bandits l'avait eu. Mais il changea vite d'avis. Trop tard. La serpe devait juste tenir bon, retenir le choc. Et un instant, elle résiste. Un instant. Dans une déflagration de dioxyde et de métal, le haut de l'arme partit avec les conduits de refroidissement de la pyrograveuse.L'homme s'effondra en même temps que cette carcasse mécanique, exténué. Un instant il embrassa la terre, avant l'évanouissement.
Le sang coulait à flot dans les campagnes et les champs étaient infestés par la vermine.
Le cœur des rescapés du Naufrage étaient vides. Froids. Morts. Voués à la seule haine de tous ces tyrans qui tiraient les ficelles. Et c'étaient ces pauvres gens qui trinquaient quand Ils buvaient.
Ce carnage, il ne l'avaient pas demandé. En une perssion, des milliards de vie s'étaient effondrées dans les cendres de leur existence modeste. Chacun aurait pu rêver d'un nouveau monde, une utopie où la mort ne fauchait désormais plus aux moments les plus cruels. Mais ceux-ci ne rêvaient déjà
plus. Tous leurs rêves n'étaient plus à présent que ruines et désolation. Désolation. Mais Ils n'étaient pas désolés, Eux, d'avoir créé cet enfer poussiéreux, bien au contraire. Ils en riaient. Et grassement.
On ne dormais plus, de peur de perdre ce qui nous restait, de revoir ce qu'on avait plus, de Les voir, mines écarlates du manque d'oxygène dû au rire. De les entendre rire.
Mais l'homme qui gisait, ne dormait pas. Il n'était pas non plus réveillé, ni mort. Il gisait. Il pensait.
A tout ce qu'il avait perdu, et il priait pour avoir à les rejoindre. Même l'agitation ne le réveillait pas.
Ni quand on le souleva, il n'ouvrit qu'à peine les yeux, cimentés par ses dernières larmes et la poussière. Mais ces larmes étaient pourpres. Il perçu un murmure et des bruits de pas quand on l'emmena vers le Monticule des morts. Un gémissement sortit enfin de ses lèvres gercées:
-E...mil...ia...
Il perçu un changement dans le comportement de ses porteurs.
-Eh! Il est vivant! Infirmier!
Puis tout se brouilla de nouveau.
Il existait une cellule survivante solidaire: les Naufragés. C'était un groupe de lutteurs, n'ayant aucun rapport au sport. Non, il luttaient contre l'extermination, les Vagabonds et les traîtres qui avaient infligé la Mort avec leur "merveille" de technologie. Une bombe. Les Naufragés rebâtissaient se que l'ont avait détruit, mais avec leurs moyens: tôle, pavés, bois, débris en tout genre.
Et c'est chez eux que l'homme se réveilla. D'abord dans la brume du réveil, l'homme remarqua de suite la palissade faite de troncs, de planches et de tôle. Il vit aussi la petite communauté active qui émergeait du cauchemar en reprenant une vie comme si de rien n'était et, plus surprenant encore, trouvait des occasions de rire. Un sentiment que l'homme était persuadé d'avoir perdu. Mais il dû comprendre que c'étaient eux qui avaient raison, la vie continue. Mais pas pour tous. Lui, qui priait pour mourir pour de bon, se retrouvait au sein d'une communauté presque gaie. Une passerelle au dessus du carnage. Et un instant elle tient. Avant de ressombrer.
L'homme ne se souvient que flouement du carnage qui s'ensuivit. Il se rappelait d'avoir tué, mais qui? Combien étaient morts? Qui avait gagné? Avait-il fuit ou regardé? Tout ce qu'il sait est à ses pieds. Eventré, écrasé ou titubant. Il remarqua cette fidèle serpe qu'il n'avait cessé de cramponner, si bien que le sang qu'il perdait venait plus de cet outil que de ces blessures. La serpe était rougie par les coups qu'elle avit porté, si bien qu'on aurait dit que c'était elle qui entrainait son porteur dans la bataille.Ces cadavres gisaient une bonne foix pour toutes. Ils ne se relèverons pas. L'homme s'approcha des corps et en tira se qui pouvait être utile. Un masque à gaz, un blouson de cuir rapiécé, une paire de gants, un pantalon reforcé de choses en tout genre: étain, tôle, cuir, double épaisseur...ainsi qu'un sweat à capuche. Il ramassa un sac qu'il remplit de bouteilles d'eau, de pain
rassi, d'autres vivres et de quelques outils. Puis il repartit vers le Nord, d'après sa vielle boussole et sa montre, arrêtée à l'heure des bombardements. Des heures passants, il traîna ses pieds le long de l'asphalte irrégulière, avec le sentiment d'être observé par des yeux invisibles. Un instant, il se
stoppa. Rien. Rien d'autre que le vent, désespéré. Il repartit. Il gravit un tas de gravier près d'un ancien chantier. Des bruits de pas, crissants sur le terrain instable. Pas les siens. Puis il courut, les branches mortes se brisant à ses pas. La course aurait bien duré des heures, que l'homme n'aurait pas été fatigué. Mais son poursuivant non plus. S'enfonçant dans la végétation près du tas de gravier, il entra en trombe dans le tunnel en construction. Il y faisait froid et humide, mais là n'était pas le problème. Il jeta un regard en arrière et vit une silhouette encapuchonnée dans une sorte de cape qui se refermait impeccablement autour du corps lorsqu'il était fixe, et équipée d'une cagoule imperméable. Puis il repartit de plus belle. Voyant qu'il gagnait du terrain, l'homme mit les bouchées doubles. Il accéléra jusqu'à entendre son propre coeur rebattre près de ses tympans. Arrivé à l'impasse du tunnel, il devrais compter sur les machines de forage et l'obscurité. Se retournant, il aperçut la silhouette s'arrêter. L'homme haletait, mais la silouhette ne soufflait même pas. Et c'est là qu l'homme remarqua la main de son poursuivant. C'est ce qu'elle tenait qui le fit frissonner.
Car elle tenait une hache dégoulinante.
<<Non... se dit l'homme, qui n'en pouvait plus. Le monde est-il ligué contre moi??>>
Mais la silhouette ne bougeait pas. Elle se tenait là, droite comme une planche, empêchant la lumière de passer. Puis elle fit un pas. Puis un autre. Et encore un. Ses pas résonnaient dans la caverne avec un cliquetis de métal rouillé. Elle avançait avec la lenteur du condamné. Mais c'était le bourreau.
-PARS!!! hurla l'homme, à bout.
La silhouette stoppa sa progression. Elle leva la tête. Puis fit un pas.
-Que me veux-tu? Demanda l'homme.
Elle continuait, jusqu'à arriver à seulement quelques mètres de lui. Il s'effondra sur ses genoux, haletant.Encore un pas. Puis il sentit un un contact chaud sur son épaule. Il releva la tête. Il ne vit que cette silhouette, la main posée sur son épaule, muette. Puis elle lui fermit les yeux. Il ne les rouvrit que quelques hurlements plus tard. Mais c'était pour voir que l'apparition était partie, remplacée par des corps enchevêtrés. Il ne chercha pas à comprendre, mais à établir un campement dans un taudis fait de porières et de pneus de machines de construction. Mais son sommeil fut troublé. Et par des rongeurs de la pire espèce. Les rats.
Le monde avait été terrassé par le fléau de sa plus belle espèce. Une ironie du sort, après tous leurs efforts pour le protéger. Mais rien était drôle. Non, rien. Et encore moins pour cet homme, debout sur le capot d'une machine de forage, assailli par les rats. Son seul espoir était sa torche, repoussant les rats qui n'en affluaient pas moins. La vue de son corps chaud les faisait même redoubler d'efforts. Son arme improvisée ne tiendrait pas jusqu'au lever du jour? Qui n'était pas sûr de pouvoir illuminer le monde de ses rayons. En regardant plus loin, il vit des cadavres de bandits étalés sur le sol. Et il eut une macabre idée.
Quand l'homme sortit de la mine, couvert de blessures, les rats ne l'avaient pas suivi. Ils s'étaient occupés de dévorer les monceaux de chairs coupées qu'il leur avaient lancés. Mais la vision qui s'ensuivit ne l'enviait pas. En effet, debout sur un monticule de débris, la silhouette encapuchonnée se trouvait un peu plus loin, et la main toujours cramponnée sur l'outil, mais avec cette fois le labeur du bûcheron à ses pieds. Les orbites vides, la mâchoire fracturée. Mais cette fois-ci, elle ne bougea pas. Elle semblait veiller sur lui. Un éboulement de roches le fit revenir à lui. Le fracas des pierres servant de piliers à la mine s'écroulèrent dans un vacarmes assourdissant. Il courut pour éviter la poussière et les débris soulevés par la force de l'impact, et se retourna pour contempler les ruines. Il lança juste:
-Au moins, les rats ne me suivrons pas jusqu'au Nord.
Il avait vaguement entendu parler, dans le camp des réfugiés, d'une station météo utilisant une fréquence spéciale pour communiquer, et elle se trouvait au Nord.Près d'une base militaire. Là, il pourrait trouver des renseignements sur les bombardements. Il repartit donc, plein de nouveaux espoir, dans la direction repérée grâce à une boussole dont l'état était fort douteux.


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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 11:09 (2010)    Sujet du message: Publicité

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